dimanche 18 janvier 2015

samedi 10 janvier 2015


Comment aider ses enfants à faire face à un évènement stressant.

 

Tsunami, attentat, problème d’importance, comment en parler avec ses enfants ? Et faut-il en parler ?

·         Avant toute chose, l’important est de préserver les enfants (jusqu’à environ 12/14 ans) du déferlement d’images qui pourraient les choquer et que vous ne pouvez pas contrôler. Gardez pour vous l’accès à l’information que ce soit le journal TV, la radio ou Internet.

N’oubliez pas également que les enfants sont très attentifs à leur environnement et peuvent vous entendre parler avec d’autres adultes de vive voix ou par téléphone. Le risque étant qu’ils perçoivent des bribes ou des intonations qu’ils ne pourraient pas gérer.

Vous remplissez ainsi votre rôle de Parents protecteurs.

·         Préservez un climat familial serein, passez du temps avec eux, respectez leur routine (repas, heure du coucher). En effet, la routine renforce leur sentiment de sécurité et votre présence avec eux renforcera le fait qu’ils peuvent compter sur vous.

·         Accueillez leur émotion : Surtout ne pas la banaliser, voire la nier.

 

·         Attention aux mots à mettre sur les maux !

Si vous dites à votre enfant « Mais non tu n’as aucune raison d’avoir peur », il se sous-estimera, alors que la peur est un phénomène naturel lié à la survie. Avoir peur peut permettre d’éviter se de mettre en danger.

Si vous lui dites « Je comprends que tu aies peur », l’enfant pense qu’il a raison d’avoir peur, il y a de quoi… Mais ensuite qu’en fait-il ?

Par contre si vous le questionnez : « De quoi as-tu peur ? Que crois-tu qu’il pourrait arriver ? Penses-tu que cela pourrait vraiment arriver ? Qu’est-ce-qui t’aiderait à avoir moins peur ? » vous l’aidez à mettre des mots et à envisager des solutions.

·         Pour les jeunes enfants, il sera intéressant de passer par le dessin, le jeu avec des personnages.

·         Rassurez : les enfants ont besoin qu’on leur dise que dans notre pays, les dirigeants font tout ce qu’il faut pour que notre pays soit en sécurité.

·         Enfin, avec des enfants de plus de 6 ans, on peut commencer à aborder les valeurs de notre pays et nos valeurs personnelles : liberté, liberté d’expression, respect d’autrui. Vous pouvez vous appuyer sur des petites collections très bien faites, telles que : « Les petits philosophes de Pomme d’Api » « Philozenfants, éditions Nathan ».

 

Enfin, parents, prenez soin de vous… On peut bien prendre soin des autres si on prend soin de soi.  Parlez en vous aussi entre adultes si vous en ressentez le besoin.

Bon courage !

Isabelle Soetaert, Consultante en Education et en Relations Humaines

dimanche 14 décembre 2014


Nos ados.... sont formidables !

Je vous invite à visionner cette vidéo tournée par des jeunes en lien avec le Conseil Général de la Gironde.

http://www.gironde.fr/jcms/pgw_33711/bref-je-suis-benevole

L'hyperparentalité


« Fais pas ci, fais pas ça ! »
C’est le titre d’une chanson de Jacques Dutronc (pour ceux qui ne connaissent pas : https://www.youtube.com/watch?v=7QN2Jcor60A) et aussi le titre d’une série télé ue personnellement j’aime beaucoup.
Mais en dehors de ces deux aspects plutôt sympathiques, c’est un phénomène en expansion, plutôt inquiétant.
 Les hyperparents, surnommés aux Etats-Unis, les parents « hélicoptères », planent tels des drones, 24h/24 au-dessus de leurs enfants.
Leur objectif tout à fait louable : éviter à leurs enfants la moindre embûche, et en faire des enfants parfaits (des dents aux vacances en passant par la scolarité).
En vérité, ils étouffent leurs enfants et les empêchent de devenir autonomes.
Ce phénomène est accentué par les nouvelles technologies. Sous couvert d’être rassuré, l’hyper parent a recours à un arsenal technologique :
-          Chaussette monitoring pour bébé pour être connecté en permanence avec la qualité du sommeil, la température corporelle de bébé
-          Balise GPS dans le téléphone portable pour savoir où va votre enfant et à quelle heure
-          Caméra vidéo cachée dans le nounours pour épier la nounou
Vous souriez ? Et bien sachez qu’en France, il y a déjà 800 familles abonnées à un système de géolocalisation et que 2 000 kits de Ma P’tite Balise ont déjà été vendus (99 € l’appareil et 4,90 € d’abonnement mensuel).
 
Quelles conséquences sur les enfants ?
Ce type de pistage a un effet conséquent sur la confiance en soi que va développer l’enfant. Toujours surveillé, il aura l’impression qu’il ne sait rien fait tout seul. Depuis une quarantaine d’années, l’autonomie des enfants se réduit. L’autonomie, selon Eric Berne (psychiatre américain, fondateur de l’Analyse Transactionnelle), c’est un chemin. Devenir autonome, en Analyse transactionnelle, c’est développer la faculté à parcourir la vie en faisant des choix clairs et en les assumant, à avoir conscience de ses propres besoins et à savoir les satisfaire.

Or est-ce qu’on apprend aux enfants cette autonomie en les pistant nuit et jour ?
 Est-ce qu’on apprend aux enfants à grandir en leur évitant toute frustration ?
Quelle confiance dans les autres les enfants vont-ils développer si leurs propres parents n’ont confiance ni en leurs enfants, ni en la nounou, ni en l’école ?
Pour les parents qui seraient tentés de recourir à ces méthodes, je les invite à se convaincre d’un certain nombre de points :
-          Mon enfant est capable d’aller seul à l’école après avoir repéré avec lui les potentiels dangers : à partir de 8 ans (http://www.preventionroutiere.asso.fr/Parents/L-enfant-a-pied/A-quel-age-peut-il-aller-seul-a-l-ecole )
-          Mon enfant est capable de me téléphoner ou de m’envoyer un texto pour me dire qu’il est bien rentré
-          Mon enfant est capable vers l’âge de 9 ans de gérer seul ses devoirs et son cahier de textes et de me les soumettre pour approbation ou pour réciter, sans que j’ai besoin d’aller voir sans cesse ecoledirecte.com. De même à cet âge il doit être capable de préparer son cartable ou son sac de sport
Responsabiliser son enfant a plusieurs effets bénéfiques :
-          Le rendre autonome et ainsi l’aider à grandir
-          Soulager les parents de tâches qu’ils pensent n’incomber qu’à eux : « il faut encore que je lui prépare son goûter, que je lui fasse son cartable, que je lui fasse son sac de sport…
-          Lui faire passer moins de temps sur les écrans : Les jeunes Français passent 900 heures par an à l'école et... 1 200 heures devant les écrans (télévision, Internet, jeux vidéo, téléphone mobile). Les experts s'accordent pour dire que trop, c'est trop ! (article du point du 26/01/2013)
- permettre aux parents de souffler un peu et de prendre du temps pour eux !
Conclusion : lâchons (un peu) prise !

 

 


Rencontre....

"Quand on rencontre quelqu'un, c'est signe qu'on devait croiser son chemin, c'est signe que l'on va recevoir de lui quelque chose qui nous manquait. Il ne faut pas ignorer ces rencontres. Dans chacune d'elles est contenue la promesse d'une découverte."

Aharon Appelfeld

Alors, aller voir le consultant en éducation ou le psy ?

 
On me demande souvent la différence entre un coach ou un consultant en relations humaines et un "psy"...
A la différence d'une thérapie, le coaching ne répond pas à une souffrance psychologique mais au besoin de comprendre, d'appréhender une situation nouvelle et de rétablir un équilibre. Le coach, ne va donc pas s'intéresser à votre histoire passée mais vous aider à mieux analyser le présent afin de préparer le futur et mettre tous les atouts de votre côté

 

 

D'où vient le mot "coaching" ?


Le mot coaching est un terme anglo-saxon qui vient du verbe to coach, lui-même provenant du français “coche, cocher”, c'est à dire conducteur d'une voiture à cheval. Dans le coaching, le cocher, c'est à dire le coach accompagne le passager dans son voyage mais c'est le passager qui choisit sa destination et la raison de son voyage.
Quelle belle définition pour une passionnée des chevaux comme moi !

Ici et maintenant...

 

En famille, en couple, à la maison ou au restaurant.... Eteignez les portables et profitez du moment présent.
 Lorsque vous vivez un moment heureux, même petit et normalement anodin, comme un repas en famille,  certains psychologues suggèrent de s'arrêter brièvement mais avec intensité sur ces moments, de prendre une "photographie mentale" (= bien mémoriser l'évènement et le fait qu'on l'apprécie) dont on peut se souvenir par la suite, par exemple dans des moments moins joyeux. Certaines études prouvent que les petits bonheurs du quotidien sont par ailleurs plus importants que les grands bonheurs, et ont plus d'effet.

De la même façon, un des facteurs de bonheur est d'investir du temps et de l'énergie dans les relations proches. Cela un impact bien plus fort  sur le degré de satisfaction générale de votre vie.

Bien plus que la stature de votre emploi, votre santé physique ou le montant de vos revenus...